Alienum phaedrum torquatos nec eu, vis detraxit periculis ex, nihil expetendis in mei. Mei an pericula euripidis, hinc partem.

Guerre en Ukraine : De qui se moque-t-on?

Depuis le début de l’offensive militaire russe en Ukraine, la face hideuse de l’occident apparaît comme jamais auparavant. Les Etats-Unis et l’Europe de l’ouest, dont le modèle de société est fondé sur le mensonge, la duplicité, le meurtre et la rapine, veulent donner des leçons d’humanisme au monde. C’est tout le paradoxe de ce système dominant de barbarie qui s’est érigée en civilisation depuis des siècles, de cette Europe des lumières qui n’existe que par la manifestation de ses œuvres des ténèbres.

De l’Irak à la Lybie, en passant par le Yemen, l’Afghanistan et la Syrie, l’occident et son organisation de légitimation du crime qu’est l’OTAN, ont semé le chaos en toute impunité sur plusieurs décennies. Ils y ont laissé des dizaines de millions de victimes civiles au nom du fallacieux prétexte des droits de l’Homme et de la démocratie. Les Etats-Unis et leur toutou européen déstabilisent des régions entières en Afrique et partout dans le monde, y causant insécurité alimentaire, déplacements des populations, épidémies, catastrophes écologiques et déscolarisation au nom de l’impérialisme économique. Aujourd’hui, ces gentils occidentaux nous présentent Vladimir Poutine comme le pire des monstres, et appelle le monde entier à se joindre à eux pour combattre la méchante Russie.

C’est une insulte de trop à nos intelligences, quand on sait que les médias propagandistes occidentaux à la solde du système capitaliste ne nous servent que la version tronquée des faits. A commencer par le narratif employé, tout est biaisé. On nous parle d’”invasion” de l’Ukraine, là où la Russie ne fait que sécuriser ses frontières de façon légitime et protéger les populations russophones du Donbass, en proie aux assauts barbares du gouvernement ukrainien depuis 2014, sans qu’aucun média ni dirigeant occidental n’y fasse la moindre allusion. On se rappelle de la crise des missiles de Cuba en 1962, lorsque l’Union Soviétique de Nikita Khrouchtchev avait disposé son arsenal nucléaire à quelques centaines de kilomètres de la Floride, provoquant le courroux des Etats-Unis de John Fitzgerald Kennedy. Les amnésies sélectives occidentales font aujourd’hui de la Russie l’agresseur, quand il est établi que l’OTAN a manifestement violé l’accord de sa non-extension aux frontières de la Russie, engagement pourtant acté à la suite de la chute du mur de Berlin. Pour justifier leur soutien à l’Ukraine et susciter l’adhésion des autres pays à leurs fantasmes hégémoniques, les médias occidentaux nous expliquent à grands renforts de preuves douteuses qu’il s’agit de sauver le peuple ukrainien de l’agression russe. Ces saints médias de la vérité universelle nous rapportent également une situation de “génocide” ukrainien orchestré par le “boucher” Poutine. On nous présente dans le même temps, le très “héroïque” Volodymyr Zelenski, dont seuls les occidentaux, gardiens de la morale devant l’Eternel, ont oublié que leur marionnette de Président ukrainien n’est pas seulement un guignol, mais aussi un grand maître en matière de corruption. La schizophrénie des occidentaux les amène à demander la fin de la guerre tout en armant militairement l’Ukraine à coups de milliards de dollars. Pour combattre la Russie, ils confirment leur indigence intellectuelle en ayant recours à une méthode aussi éculée qu’inopérante, les sanctions économiques. Pendant qu’on nous explique que la Russie est asphyxiée économiquement grâce aux très efficaces sanctions, le rouble a pratiquement retrouvé son niveau d’avant guerre et le résilient peuple russe ne souffre pas des privations occidentales au point d’en crever. Parallèlement, la dépendance des pays européens au gaz russe à hauteur de 45% de leurs besoins fait que les ventes continuent malgré les agitations folkloriques de la classe dirigeante européenne qui feint de pouvoir s’en passer. Dans cette guerre, la Russie a toutes les cartes en mains pour en sortir vainqueur, aussi bien militairement qu’économiquement. La seule guerre que l’occident aurait pu gagner dans ce conflit est médiatique. L’obsession de manipulation des masses par la désinformation est un aspect patent du niveau de malhonnêteté intellectuelle des occidentaux. En censurant illégalement les médias russes, ils ont pensé nous contraindre à leurs seules sources d’intoxication mentale. Mais là encore, ils ont sous-estimé le niveau d’éveil des consciences des populations du monde, plus que jamais au fait des dangers de la pensée unique occidentale.

La notion de guerre juste est une ineptie. Les bombes au nom de la démocratie et des droits de l’Homme sont une invention capitaliste à des fins impérialistes. Le caractère compulsif des mensonges et manipulations des populations du monde par l’establishment occidental relève d’une grave pathologie chronique. L’Afrique doit impérativement se désolidariser de ce schéma destructeur que veut continuer de lui imposer l’occident sur fond de chantage. Il est absurde d’attendre de l’Afrique qu’elle soit solidaire des caprices hégémoniques de l’occident quand cette même Afrique en est la principale victime depuis près d’un millénaire. Les ennemis de l’occident ne sont pas nécessairement nos ennemis, et les intérêts de l’Afrique ne sont pas ceux de ses prédateurs. Le suivisme servile de certains chefs d’Etats africains qui s’alignent systématiquement sur les positions occidentales est pitoyable. Ils ont la mémoire volatile, puisque ces laquais devraient se souvenir du traitement réservé aux “amis” de l’occident. Jean-Bédel Bokassa, Blaise Compaoré, Alpha Condé, Ibrahim Boubacar Keita et les autres, sont des exemples éloquents de la triste fin de ceux qui ont eu la naïveté de croire aux bénéfices durables de la prostitution politique avec le proxénétisme du système occidental.

Paul ELLA,
Analyste financier,
Directeur du Centre Africain de Recherche en Géostratégie
Site web : www.african-revival.org
Email : [email protected]

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