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Gana Gueye, Paris et la cause LGBT

Dans le cadre d’un match de football du Championnat français de Ligue 1, entre Paris Saint-Germain et Montpellier le 14 mai dernier, les joueurs de Paris arboraient des numéros de maillots floqués aux couleurs arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, en guise de soutien à la cause des Lesbiennes, des Gays, des Bisexuelles et des Transsexuels. Seulement, ce qui devait rester un événement sportif a dégénéré, et pour cause, le refus d’un des sociétaires du PSG, le sénégalais Idrissa GANA GUEYE, de participer à cette rencontre qui le contraignait à épouser une cause qui ne correspond pas à ses convictions personnelles et religieuses. Jeté en pâture par son club dans cette affaire, le joueur africain qui n’a posé aucun acte ni proféré aucun propos condamnables a été sommé par la Fédération Française de Football de s’expliquer d’une attitude pourtant légitime. S’est ensuite déclenché contre lui, une véritable fatwa politique, populaire et médiatique, comme si sa seule abstention avait empêché le match de se jouer et son équipe de soutenir une cause que ses dirigeants estiment juste. Face à l’avalanche de condamnations injustifiées à l’endroit d’un joueur qui n’a fait qu’exercer sa liberté, il n’est pas possible, en tant qu’africain, de se taire.

Nous ne pouvons tolérer cette dérive à l’instrumentalisation du sport à des fins politiques. La France, autoproclamée pays des Droits de l’Homme, prétend préserver les droits des uns tout en bafouant ceux des autres. Ne pas se prononcer est un droit inaliénable, sinon il faudra condamner tous les électeurs qui optent pour un vote blanc dans le cadre d’une élection ou d’un référendum. De ce récurrent double langage, la France et l’occident sont coutumiers du fait. On se souvient de la privation des sportifs russes des compétitions internationales pour de supposées accointances avec le Régime de Vladimir Poutine dans la guerre en Ukraine, comme s’il fallait punir tous les français des crimes de la France en Algérie, au Cameroun et partout en Afrique depuis un siècle, ou encore les citoyens américains des innombrables crimes de guerre des Etats-Unis dans le monde.

D’où vient-il que la France qui se réclame d’une certaine civilisation judéo-chrétienne plébiscite l’homosexualité au point d’assumer le retour à la pensée unique quand elle dit promouvoir les valeurs de la démocratie ? Tout cela ne relève-t-il pas de la schizophrénie ? On se souvient que Marlène Schiappa, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Intérieur de France, chargée de la Citoyenneté, déclarait en 2020 que la polygamie qui est condamnée en France ne correspondait pas aux valeurs culturelles de son pays, et que les contrevenants à la loi, même de fait, seraient traqués et expulsés. Dans la même sortie, elle avait ajoutée, in extenso, « Je veux rassurer tout le monde, on ne va pas interdire les plans à trois, l’infidélité, le polyamour, les trouples. », fin de citation. A chacun d’apprécier. Mais au nom de quoi devrions-nous respecter les « valeurs » occidentales quand celles-ci sont des abominations dans nos sociétés africaines ?

Les africains doivent veiller à ne pas laisser passer ce type d’affaires, sans prendre position. L’impérialisme occidental en plein déclin, jadis fondé sur l’ostensible prédation économique, mise désormais sur la guerre culturelle, beaucoup plus subtile et pernicieuse. L’objectif étant de soumettre l’humanité à un nouveau modèle de société où les humains ne seront plus que des code-barres avec une valeur marchande définie selon la loi de l’offre et de la demande. Les ennemis de la famille traditionnelle nous prêchent alors les vertus de leur nouveau monde fantasmé où la démographie est présentée comme une menace aux équilibres écologiques et économiques, et au sein duquel seront plébiscités les recours à la procréation médicalement assistée, à la gestation pour autrui ou encore à l’homme augmenté par les miracles du transhumanisme. Le diktat de ces dérives sociétales aux fausses allures de protection des droits des minorités telles que les LGBTQ n’est ni plus ni moins une menace pour la survie de l’espèce humaine. Africains, sortez de votre zone de confort, et arrêtez de regarder passifs et d’absorber comme des éponges tout ce qui vous est servi d’ailleurs, sinon le réveil sera brutal. A bon entendeur…

Paul ELLA,
Analyste Financier,
Directeur du Centre Africain de Recherche en Géostratégie
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