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VOICI COMMENT TU CONTRIBUES ACTIVEMENT À LA MISÈRE DE L’AFRIQUE

Quand on t’entend déplorer le sous-développement de l’Afrique, dire à quel point tu aimes ton pays, regretter la dépendance économique des pays africains vis-à-vis de l’extérieur, célébrer la réussite des occidentaux et des asiatiques que tu cites souvent en exemples, accuser tes dirigeants de corruption et de mal gouvernance, arrête-toi un instant et pose-toi ces quelques questions, mais réponds-y surtout avec une honnêteté intellectuelle irréprochable :
Où t’habilles-tu? Que manges-tu? Où te ravitailles-tu en carburant ? Tu prends ton abonnement télé chez quel opérateur ? Quelles sont les chaînes de radio et de télévision que tu privilégies pour t’informer ou te polluer l’esprit? Les meubles dans ta maison et ton bureaux sont de quelles provenances? Passes-tu prioritairement tes vacances en Afrique ? Quelles sont les significations des prénoms de tes enfants dans ta langue maternelle ? En tant que gestionnaire de budgets, à qui confies-tu en priorité les marchés les plus juteux? Les greffes, mesdames, que vous portez ont quelle plus-value culturelle et économique pour notre continent? L’obsession d’une peau artificiellement claire par rejet de votre authenticité africaine renvoie à quels critères de valorisation ? Ton éloignement ainsi que celui de ta famille de ton village au superstitieux prétexte de sorcellerie contribue-t-il à retrouver notre socle culturel dont tu déplores tant les fissures?
Soyons sérieux. Après avoir répondu sincèrement à ces questions, te trouves-tu toujours une quelconque légitimité de te plaindre et de critiquer ce qui ne va pas dans ton pays et en Afrique? Continueras-tu raisonnablement de t’offusquer du mépris assidu des occidentaux et des asiatiques à l’endroit des africains? Peux-tu assumer de respecter un peuple sans identité propre et qui se définit et se valorise dans le regard de ses oppresseurs?
En ne consommant pas local sous le trop facile et fragile prétexte de la qualité, tu finances la misère et le sous-développement de ton pays au profit des multinationales vers lesquelles tu te tourneras demain pour demander une aide financière.
En reniant ton authenticité culturelle, tu cèdes servilement aux sirènes de la dépravation et tu fais honteusement allégeance aux démons du paraître et de l’éphémère.
En ne jurant que par tes obsessions de lucre, tu cèdes naïvement aux sirènes des impératifs capitalistes.
Le respect de ton peuple, la prospérité de ton pays et le rayonnement de l’Afrique ne se feront pas par des vœux pieux, des jérémiades et des prières. Le changement que tu appelles de tous tes vœux commencera par toi. Attendre la manne du ciel, critiquer passivement, prier sans agir, font de toi quelqu’un de parfaitement inutile pour ton pays, ton peuple et ton continent. Quel que soit l’étendue de ton succès personnel, la pléthore de tes acquisitions matérielles et le nombre incalculable de tes conquêtes sentimentales, tu es en train de passer à côté de l’histoire. Prends tes responsabilités. Lève-toi et fais ce que tu attends de voir les autres faire.
Ne sois plus un révolutionnaire de canapé. Prends ton bâton de pèlerin, sors de ta zone de confort et agis pour changer le monde. Seule l’action libère.
Paul ELLA,
Président du Mouvement AFRICAN REVIVAL

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